SERGE RUAUD    

D'une phrase, d'un mot,
Des bouts de ce divorce,
De tes plus beaux défauts
J'ai tissé mon écorce,

Puis me suis fait un mur
Juste pour protéger,
Pour y vivre plus sûr
Et ne plus rien risquer,

Pour tenir la promesse
A ma nouvelle vie,
Plus tirer sur ma laisse
Par doute ou par envie...

J'ai su ce qu'est le prix
Que l'on paie au comptant,
Le jour où l'on se prend...
Le cœur dans le tapis.

Je ne me souhaite pas
Te serrer dans mes bras,
Je n'ai plus ce désir
Que l'on puisse s'unir,

Trembler à l'unisson
En se croisant les doigts,
Tresser tes cheveux longs
Étalés sur nos draps,

Vibrer tout contre toi
Et toi crier mon nom,
Comme un appel au fond
Que ça ne cesse pas,

Mais quand le monde est coi
Qu'il n'y a plus personne,
Seul entre moi et moi...
Parfois ta voix résonne.

Car tous mes agendas,
Tous mes calendriers
Ont joué contre moi
En n'oubliant jamais

Qu'à la fin de l'année
Y'avait le deux Décembre,
Ce jour où tu es née
Qu'on fêtait dans ta chambre...

Je n'oublie pas,
Je n'oublie pas,
Même dépassionné,
Même si loin déjà,
De ce temps dépassé,
Je n'oublie pas...

Avec l'écran de l'âge,
Des trente ans écoulés,
Je crois que nos voyages
Sont assez avancés,

Pour qu'on puisse se voir
Et enfin se parler,
Pour que l'on puisse un soir
Encore se regarder,

Tu vois, ce grand amour
Aura au moins servi
A couper au plus court
Dans nos nouvelles vies,

Je vis de par ma femme,
Tu aimes ton mari,
Il n'y a plus de drames,
Il n'y a plus de délits...

Mais tous mes agendas,
Tous mes calendriers
Ont joué contre moi
En n'oubliant jamais

Qu'à la fin de l'année
Y'avait le deux Décembre,
Ce jour où tu es née
Qu'on fêtait dans ta chambre...

Je n'oublie pas,
Je n'oublie pas,
Même dépassionné,
Même si loin déjà,
De ce temps dépassé,
Je n'oublie pas...

J'ai pris mon téléphone,
Fais ton vieux numéro,
Mais trente ans c'était trop,
Il n'y avait plus personne,

Je savais ta maison
Puisque je l'ai construite,
Et puis ton nouveau nom
Que j'ai trouvé de suite,

Muni de cette adresse,
De celle de ton père,
Je n'ai pas eu de cesse,
Secouant ciel et terre.

Je sais où te trouver
Je sais que tu le souhaites,
Alors je vais aller...
Assumer ma défaite.

Car tous mes agendas,
Tous mes calendriers
Ont joué contre moi
En n'oubliant jamais

Qu'à la fin de l'année
Y'avait le deux Décembre,
Ce jour où tu es née
Qu'on fêtait dans ta chambre...

Je n'oublie pas,
Je n'oublie pas,
Même dépassionné,
Même si loin déjà,
De ce temps dépassé,
Je n'oublie pas...

Une petite chaîne
Et l'on ouvre la grille,
Y'a personne qui vienne
Pas d'écho de famille,

Ma femme tient ma main
Comme depuis trente ans,
Me montre le chemin
Comme pour un enfant,

Et je t'arrive enfin
Tel un vieux pèlerin,
Et je m'approche ému,
Oui, je t'ai reconnue

Un petit médaillon,
Sur un toit de granit,
Ton sourire si bon...
Je t'ai rendu visite,
Je t'ai rendu visite,
Je t'ai rendu visite !

Oui tous mes agendas,
Tous mes calendriers
Ont joué contre moi
En n'oubliant jamais

Qu'à la fin de l'année
Y'avait le deux Décembre,
Ce jour où tu es née
Qu'on fêtait dans ta chambre...

Je n'oublie pas,
Je n'oublie pas,
Même dépassionné,
Même si loin déjà,
De ce temps dépassé,
Je n'oublie pas,
Je n'oublie pas...


 
      Maquette #4 du "2 Décembre" - Avril 2011  
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