SERGE RUAUD    
De combien de minutes,
Peut-être bien de mois,
Tu amputes ta vie
A espérer comme ça ?
Tu attends, tu attends,
Tu ne sais pas trop quoi,
De ce qu’elle fera
Ou bien ne fera pas.

Devant ton téléphone,
Au moindre bruit de pas,
Tu n’y es pour personne,
Mais tu réponds toujours,
Tu vas dans son quartier
Des fois que, par hasard,
Elle passerait par là.

Mais tu te caches vite
En saignant par dedans
S’il y a quelqu’un qui vient
Qui lui ressembles un peu,
Tu manges comme tu peux,
Les fois où tu y penses,
Mais tu n’as jamais faim.

Rongé par un visage,
Un sourire, une phrase,
Tu en perds le sommeil
Et tu en es content.
Tendu comme une corde
Attendant son archet,
Tu parles d’un violon
Aux bien tristes chansons.

Mais tu aimes chanter
Quelle que soit la chanson,
Tu connais ton sujet
Presque à la perfection,
Tu te rends malheureux
Pour pouvoir te l’écrire
Et même te le rire.

Tu suis la triste pente
Aux pénibles matins,
L’image qui te hante
S’échappe de tes mains,
Tu te cognes partout,
Tu ne vois pas la foule,
Tu rêves d’être fou !

De combien de minutes ?
 
      De combien de minutes ? - 1973  
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