SERGE RUAUD    
On laisse toujours derrière soi
Des souvenirs qu’on n’a pas eus,
En se disant qu’une autre fois
Le hasard l’aura mieux voulu,

On rate tant et tant de choses
Sur nos grands-routes dérisoires,
On n’ose plus cueillir les roses
Qui pourraient griffer nos mémoires.

Deux français en terre étrangère
Ont tout tant et si bien fait,
Qu’ils sont restés des étrangers
Venus pour faire des affaires,

On rate tant et tant de choses
Sur nos grands-routes dérisoires,
On n’ose plus cueillir les roses
Qui pourraient piquer nos mémoires.

Si Cupidon battit d’une aile,
Elle n’était pas fille facile,
Il se voulait mari fidèle
Et n’ont fait que deux imbéciles

On rate tant et tant de choses
Sur nos grands-routes dérisoires,
On n’ose plus cueillir les roses
Qui pourraient rayer nos mémoires.

Pour ne pas se parler d’amour
On s’interdit de faire la cour,
L’état de guerre est déclaré,
Le pont des soupirs est coupé,

N’y a-t-il pas d’autre chemin
Que de fuir ou bien de coucher
Doit-on rester dans son jardin
Pour n’avoir rien à déclarer ?

On laisse toujours derrière soi
Des souvenirs qu’on n’a pas eus,
On attendra une autre fois
Que le hasard l’ait mieux voulu,

On rate tant et tant de choses
Sur nos grands-routes dérisoires,
On n’ose plus cueillir les roses
Qui pourraient griffer nos mémoires.
 
      Les grands routes - 1993  
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De la difficulté d'être fidèle (merci quand même à Valérie)
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