SERGE RUAUD    
On pourrait te faire des trous de trop
Et y brancher des tas d’tuyaux,
On pourrait même t’empêcher d’discuter
Comme je l’aurais parfois souhaité.

J’oserais dire que t’es toujours la même
Malgré des plis supplémentaires,
Car dans ma mémoire tout est idem,
Mes souvenirs ne plissent guère.

Tu es le coffre de mon début de vie,
Seul emballage dont je suis fier,
Et tu as su si bien plaire à mon père
Pour qu’il t’ait fait ce qui me fit.

Je vais te dire quand même
Et même après soixante ans,
Je vais te dire…. maman
Je t’aime.

Pourquoi te faire trembler comme une feuille
Qui n’saurait plus d’où vient le vent,
Qui ne travers’rait que les mois de deuils
Sans que n’revienne le printemps ?

A quoi ça sert d’autant te secouer
Avec ces tremblements de mère
D’une intensité inconnue de Richter
Ou qu’il aurait désavoués.

Oui je le sais que t’as jamais eu peur
C’est toi qui m’a tout expliqué
Du par où, du comment avancer
Pour être un jour à la hauteur,

Je vais te dire quand même
Et même après soixante ans,
Je vais te dire…. maman
Je t’aime.

A quoi bon t’empêcher de marcher
Puisque je sais que tu as su,
Car c’est toi qui m’a tout bien montré
Des tout premiers pas du début

Je me souviens donc d’une reine
Que j’aurais si longtemps suivie
Parce qu’elle m’a emmené dans la vie
En me serrant contre la sienne

Je vais te dire quand même
Et même après soixante ans,
Je vais te dire…. maman
Je t’aime,
Je t'aime,
Je t'aime.
 
      Maman - 2007  
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