SERGE RUAUD    
Quand je regarde entre vos doigts
La cigarette qui s’y éteint,
Brûlant le filtre qui se doit
De vous préserver quelques matins,

Quand je vous vois chercher le soir,
Sous une table ou quelque armoire,
Le mégot qui s’y trouve par
Le ménage ou le hasard,

Je ne me souhaite ni Dieu, ni maître
Mais l’amour…

Quand tu te bois ton nouvel an
En te promettant de bien rire,
Toi qui confonds dans ton délire
Le contenu, le contenant,

Et quand je parle du con tenant,
Je veux parler de toi ce soir
Qui vendangerait un trottoir
Pour récolter du raison blanc,

Je ne me souhaite ni Dieu, ni maître
Mais l’amour…

Quand tu nous dis que t’as prié
A trois genoux au fond de ton lit,
Parce qu’une femme a trop crié
Qu’elle t’aimait puis est partie,

Et quand tu trottines à confesse
Parler d’amour à un curé,
Lui qui rêverait bien de fesses
Avec discrétion assurée,

Je ne me souhaite ni Dieu, ni maître
Mais l’amour…

Quand tu m’attends dans le lit, nue
Toi le seul cadeau qui me reste,
Il te suffit de faire un geste
Sans même un mot de bienvenue,

Mais si tu oublies de marquer
Le temps qui passe d’un mot d’amour,
Ma vie n’est plus qu’un vieux paquet,
Un cœur à la tombée du jour.

Je ne me souhaite ni Dieu, ni maître
Mais l’amour…
Je ne me souhaite ni Dieu, ni maître
Mais l’amour…
 
      Ni Dieu, ni maître - 1986  
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